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jeudi 25 octobre 2018

Formation sur le distillation de plantes aromatiques, au cœur des Cévennes


Voila un mois que j'ai eu la chance de participer à une formation sur le thème de la distillation. L'objectif de la formation est de former des professionnels à la distillation, cueillette, de partager l'expérience de fabrication.
Pour information, la distillation est l'art de transformer les plantes en huile essentielle et en eau florale.

Cette formation est proposée dans les Cévennes, par l'association Plante Infuse. C'est une structure qui propose à des producteurs locaux de mutualiser des outils tels qu'un lieu de transformation, des alambics, un laboratoire de fabrication de cosmétiques. Plante Infuse existe depuis de nombreuses années et s'intègre pleinement dans la préservation du territoire sauvage des Cévennes.


Dans ce paysage sauvage, j'ai vraiment eu le sentiment que c'est la nature qui règne, et que l'homme est un invité qui doit composer avec l'environnement.

Retour d'expérience

Le premier jour :
nous avons reçu des informations sur différentes sortes d'alambics en l'usage en professionnel. L'association en possède deux énormes machines : une en inox et une en cuivre.

La formatrice, Marjorie, accompagnée de Jean-Christophe, deux producteurs de plantes et distillateurs, nous ont partagé leur savoir-faire sur la distillation. 

Nous avons découvert et humé la sarriette distillée.


La sarriette donne une huile essentielle très rouge, intéressante pour le côté bobologie hivernale, mais reste quand même dermocaustique (agressive pour la peau, à diluer avec une forte quantité d'huile végétale).
En bas, l'eau florale et surnage au dessus l'huile essentielle de sarriette, rouge !
La seconde journée était destinée à la cueillette dans le jardin d'une des productrice de l'association.

Nous y avons découvert des plantes en profusion comme la rose, le géranium rosae, fin prête à être distillé.

Nous avons cueilli de la verveine citronnée, manuellement, avec un outillage respectueux : une serpette.


Ces plantes, fraîchement coupées, ont été distillée l'après midi.

Nous partons aussi découvert la distillation en autonomie avec un petit alambic de 15 litres.

Mes impressions : 
Je ressors de cette formation avec l'envie d'apprivoiser un peu plus les eaux florales, d'en utiliser sur de nouveau formats en dehors de la cosmétique (en bobologie, en interne, bain de bouche, bain de pieds...).

Je suis venue dans cette formation sans objectif professionnel, si ce n'est que de continuer à développer mes compétences en eaux florales, pour enrichir mes animations et formations.
J'ai apprécié partager ces découvertes avec Cindy, animatrice cosmétique installée dans les Flandres, que j'ai formée à l'animation il y a un an (En connaissance de Cosm')
Je repars riche des échanges et questionnement du groupe, des nouveaux réseaux de futures producteurs-distillateurs un peu partout en France, de la richesse du partage des deux formateurs-distillateurs. 
Préparation de la menthe avant distillation

Bref... Je me suis régalée !



Contact de l'asso : http://www.planteinfuse.net

    • Téléphone : 04 66 44 08 16, 
    • Plante Infuse : Cevennes, dans le petit village de Ste Croix Vallée Française

mercredi 13 août 2014

J'ai appris à fabriquer des savons liquides, des vrais : en saponification

Juillet 2014
Me voilà à nouveau partie pour savonner, mais cette fois-ci, à la découverte de la fabrication des savons liquides. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, je reviens à nouveau dans le Diois, avec Franck Dubus (alias DrHumana).


 Le cadre de la formation est toujours aussi idyllique, en pleine montagne.




 Le savon liquide saponifié
Je me rends compte que finalement, la fabrication de « vrai savon liquide », à base de saponification (ici saponification d'huile dans de la potasse) est encore peu répandue, tant dans les bouquins de cosmétique, que dans la vente en commerce. Nous faisons office de pionniers en nous formant de manière professionnelle sur le sujet.
pâte à savon crème

A ce jour, près de 80% des savons liquides (gel douches, shampoings...) sont fabriqués à partir de tensio-actifs (agents moussant, nettoyants) à base de chimie ou pétrochimie.

Premier jour...
Le groupe
Démarrage traditionnel tour de table. C'est l'occasion de découvrir la richesse des parcours, des projets, des motivations de chacun des participants.
Nous sommes 16, et, pour la plupart avec un objectif professionnel autour de la savonnerie, animation, ou juste de la curiosité personnelle.
Le niveau des participants est assez élevé, avec des savonniers, des aficionados de la cosmétique naturelle, et même des ingénieurs... Peu de réels débutants participent à cette cession de formation. Je trouve que c'est stimulant !
Pour ma part, j'aborde cette formation avec la plaisir de patouiller, d'échanger sur nos passions communes et la découverte de la fabrication de la savonnerie liquide.



Au travail !
Le matin de la première matinée, nous avons travaillé sur la théorie de la saponification, les bonnes pratiques de fabrication, la sécurité nécessaire pour travailler dans des conditions safe pour nous et nos collègues de formation.
L'après midi, nous voilà partis pour la fabrication de notre première pâte à savon. On s'en souviendra : après les pesées diverses (huiles, potasses...), nous avons passé de looooonnngues heures à spatuler nos pâtes à savon. Finalement, même si Franck nous l'a répété plusieurs fois, la bonne méthode est de laisser chauffer tout doux, tranquillou.


A la fin de l'après midi, nous obtenons notre précieuse pâte à savon. Lorsque le mélange est homogène et au bon pH, on peut stopper notre travail. L'ambiance du groupe, conviviale, sereine et cohésive, nous a permis de passer nos longues heures de labeur dans la bonne humeur : )

Nous prenons un peu de cette pâte à savon pour la diluer dans de l'eau, toute la nuit... Patience, on verra le résultat !

Seconde journée...
Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, nous partons à la découverte de notre mélange pâte à savon et eau. Elle semble presque diluée, reste plus qu'un peu de mélange et nous voilà avec notre premier savon liquide !!
Côté formation, là, on passe avec les calculs de saponification à la potasse, les indices d'iode... Il faut être en forme ! C'est bien utile de savoir déjà savonner pour ingurgiter cette partie là.

Notre travail de l'après midi consistera à fabriquer un savon-crème, c'est à dire un savon liquide avec une texture épaissie, comme du lait hydratant. Avec ma binomette, nous partons sur les chapeaux de roue en se répartissant la pesée, les mélanges, en se passant le relais dès que l'une de nous faiblissait ! Un bon duo ! Après, à nouveau, quelques heures d'effort, nous arrivons à bout de notre beau savon-crème:) Opération réussie ! Pendant le temps de patouillage, nous avons mis au point, pour le lendemain un pt'ite recette de notre cru, afin de préparer l'exercice du lendemain.

3ème journée...
Après un bon repas, une bonne soirée sympathique avec les stagiaires, un beau dodo, nous voilà à patouiller notre recette. Avec Pascale, nous nous lançons dans la fabrication d'un savon crème en mode chantilly.
Voici notre recette (là je ne donne pas tous les détails de fabrication, qui nécessite pas mal de précaution à cause de l'usage de la potasse ; je diffuse pour les a-guéris, qui comprendrons de quoi je parle... et pour les participants du stage). D'ailleurs, si les autres veulent partager, bienvenus !!!

Recette savon crème en mode chantilly pour cheveux :

A l'obtention de la pâte en chauffant + mixeur.
Une fois la pâte obtenue, nous avons ajouté de l'huile de jojoba et de la glycérine pour « faire monter en chantilly » au fouet mécanique.
Résultat, après un mois :
la pâte s'est un peu solidifiée. La texture reste moussante et épaisse. Elle est très agréable à utiliser.
Savon-crème, savon mousse et pâte à savon


En résumé,
  • la formation s'est révélée intense et intéressante ! J'étais contente d'avoir des bases en cosméto et saponification pour suivre de manière aisée ;
  • j'ai apprécié de faire de nouvelles rencontres, avec des échanges à table « hors du commun » à coup de discussion de passionnés « huiles essentielles, fournisseurs, projets, huile végétales... ».
  • j'ai beaucoup apprécié découvrir de nouvelles pratiques. J'aime bien les savons liquides en mode saponification, malgré le temps important à dédier à la fabrication. J'ai bien envie de patouiller différentes choses à partir de la pâte fabriquée en formation : un gel nettoyant, utiliser mon savon comme agent émulsifiant pour mes crèmes, faire de la lessive avec un 100% coco... Encore de belles perceptives ! 

lundi 21 janvier 2013

Formation avec Danièle Festy : soigner ses enfants avec les huiles essentielles


Je suis juste de retour d'une formation de Danièle Festy. Le sujet était : « Soigner les enfants avec les huiles essentielles ».

J'ai reçu récemment un mail de Mme Festy (en personne) pour me rappeler qu'elle propose des formations à Bruxelles ces jours-ci. J'ai déjà participé, à Paris, il y a plus d'un an à l'une de ses formation. Pour rappel, Mme Festy est l'auteure de nombreux ouvrages de vulgarisation sur les huiles essentielles. J'aime beaucoup ses bouquins qui m'ont permis d'apprivoiser (en plus de quelques formations, je l'avoue) les huiles essentielles.

Je suis actuellement une longue formation avec Franck Dubus sur le sujet. J'aime bien avoir différents regards, et oublier / réapprendre pour que ça rentre bien dans ma p'tite tête !

Récit circonstancié de mon périple belge...

Levé matinal : (

En route pour une petite demi-heure de train, direction Bruxelles (vive le Thalys !)

Je suis « just on time », et je suis fière de moi : me débrouiller dans les lignes de métro comme une chef, dans le dédale de la gare du Midi, et sans me perdre ! Une vraie routarde ! Qui a dit que les femmes ont un mauvais sens de l'orientation ??

J'arrive en même temps qu'Elise, à l'adresse qui m'a été transmise par mail. Nous serons 5 participantes (hé oui, que des dames !). Nous venons autant de Belgique, que de France (Sud, Nord, Est ! ). Certaines ont bénéficié de la semaine de formation, d'autres d'une à deux cessions.

Mme Festy est très accessible et bienveillante. Malgré la publication de nombreux ouvrages, son savoir pointu, sa carrière prestigieuse, elle reste simple ! L'ambiance est chaleureuse et conviviale.

 
Les participantes ! 
Nous avons démarré, rapidement.

La formation a porté sur les spécificités d'application et utilisation des huiles essentielles sur les enfants (quelle huile végétale en dilution, les HE à éviter, la diffusion, bain aromatique...) ; un récap des doses conseillées pour les petits ; un tour d'horizon des huiles essentielles les plus adaptées telles que la camomille noble, le bois de Hô, la lavande vraie... Mme Festy nous a ensuite énuméré différents mélanges, adaptés aux pathologies courantes des petits, tant sur les maux autour de la nervosité (stress, peurs, troubles du sommeil...), que sur les petites maladies infectieuses (rhumes, otites, angines et ses copines), ou encore les troubles de la digestion ; la bobologie en dermato (bleu, démangeaison, piqure, brulure...).

Tout au long de la matinée, nous avons posé des questions "personnelles" concernant nos enfants, échangé sur nos tests aromatiques respectifs, écouté avec attention les précieux conseils didactiques. Mon seul regret, c'est de n'avoir pas eu plus d'éléments « repères » ou outils me permettant d'être encore plus autonome.

J'ai terminé la formation en groupie de base, (j'assume !) en demandant une p'tite dédicace sur mon bouquin (Soigner ses enfants avec les huiles essentielles). J'ai donné le déclic, car ensuite, d'autres ont suivi, avec prise de photos et tout !

Danièle Festy, en pleine séance de dédicace ! 
J'ai été ravie de rencontrer, et partager le déjeuner avec Élise, sage-femme, dont nous avons en commun la passion du naturel. Au plaisir, donc ?!

mercredi 26 décembre 2012

Test macérât n°1 : bardane dans du beurre de karité


Dans le cadre d'une formation aromathérapie, j'ai du faire un exercice intéressant : tester différentes formes de macérât huileux.

J'ai choisi d'en faire différents : des classiques et des saugrenus. Le but est le test !

En test : les fleurs de soucis séchées, les feuilles de sauge fraiche de mon jardin, le café moulu, les fleurs d'arnica séchées, la poudre d'urucum, des fleurs de lavande séchées, de la bardane séchées, et de la fève de Tonka.

Chaque jour, je vais vous donner mes impressions sur un des macérât réalisé : processus de fabrication, mes observations, et comment utiliser ce macérât.

L'intérêt de la fabrication de macérât est de transférer les principes actifs d'une plante dans une huile, un beurre.

Je zoomerai aussi sur les principes actifs de chacune des plantes.

Voici le premier :

Macérât de Bardane dans du beurre de karité

Présentation

La bardane, : on la trouve un peu partout. Les fleurs forment des boules « piquantes / collantes » qui s'accrochent aux habits, qui font penser au velcro.

Les principes actifs

La bardane les cheveux :
  • freine la chute des cheveux,
  • prévient la calvitie,
La bardane pour la peau :
  • traite les infections de la peau (acné, dartres, furoncles, abcès, psoriasis, par exemple).
  • Traite les crevasses, piqûres d'insectes
La bardane est connue pour son action détoxifiante. (Source : Nos Grands mères savaient de Jean Paliseul)

Le beurre de karité :

C'est un beurre végétal, issus bien souvent d'Afrique de l'Ouest.

Mode de fabrication du beurre de karité : En premier lieu, on pile les noix de karité. À l’issue de cette première étape, on obtient des pâtes qui sont ensuite bouillies avec de l’eau dans une grande marmite. Ce procédé consiste à séparer la graisse qui se décante sur l’eau avec les pâtes huileuses qui constituent le beurre de karité après être malaxé. Ce processus est bien évidemment traditionnel, mais de nos jours, les exploitations industrielles requièrent des matériels très sophistiques et des opérations plus raffinées. Parmi les techniques industrielles utilisées, on peut citer la pression mécanique et l’extraction de l’huile par un solvant. Sources : http://beurredekarite.net

Il est utilisé en Afrique depuis très longtemps. Il fait partie de la « trousse de toilette, pharmacie » des femmes africaines. Il est préparé de différentes sortes (trituration, bien souvent) pour soigner les cheveux abimés, hydrater, protéger la peau, et même en massage pour les bébés. On le trouve, vendu à chaque coin de rue, dans les pays producteurs.

Présentation : beurre de couleur jaune à blanche. Il est sur une texture très grasse, qui se liquéfie autour de 35°.

Les principes actifs

Le beurre de karité est riche en vitamine A, E, D. Il nourrit, répare la peau, l'hydrate (ou permet de garder l'eau contenue dans la peau). Il protège la peau des UV. Il est un régénérant cutané puissant.

Macérât de bardane dans du beurre de karité, le mode opératoire :

Ingrédients :

2 cuillères à café de bardane X 3 macérations

4 cuillères à soupe de beurre de karité

La recette, pas à pas :

  • Faites fondre au bain marie le beurre de karité.
  • Ajoutez la bardane dans le beurre liquéfié.

Deux solutions :
    Patience... Laissez infuser pendant 3 semaines les plantes dans le corps gras.
    Rapide :
  • Faites chauffer au bain marie le beurre de karité pour le rendre liquide.
  • Ajoutez la bardane dans le beurre liquide.
  • Placez votre préparation dans une yaourtière (chauffe douce à 50° maxi, ce qui n'altère pas les huiles, beurres). Laissez les pots non couverts, quelques heures à chaud.
  • Laissez poser, refroidir en couvrant durant une journée.
  • Chauffez la préparation au bain marie pour la liquéfier à nouveau et filtrez (entonnoir + filtre à café).
  • Ajoutez dans le liquide de la bardane « neuve » pour recommencer le processus de macération, et saturer le beurre en principes actifs de la bardane.
  • Recommencez le processus chauffe à la yaourtière + pause 3 fois en tout.


Résultat : processus assez contraignant avec le beurre. Ici, on obtient un beurre super réparateur, et certainement salvateur pour les cheveux abîmés, voir pour la chute de cheveux.

Odeur : pas de changement d'odeur particulier.

Couleur : le beurre n'a pas changé de couleur.

Utilisation :
  • à intégrer dans un baume réparateur de la peau avec les HE adaptées (lavande pour gerçures, hélichryse pour les bleus...)
  • Ingrédients majeur pour un masque de cheveux abîmés.

lundi 12 novembre 2012

Formation en savonnerie artisanale avec Franck Dubus : retour d'expérience

Je savonnais dans mon coin, à ma petite mesure. J'ai bénéficié, pour débuter (et me rassurer) d'une mise en route lors d'un atelier d'une après midi chez Cristine Armand, qui est d'min coin, à Arras. Après quelques mois de patouille, j'avais envie d'aller plus loin dans mes compétences, notamment pour partager mes acquis à travers mes ateliers nature.

Franck Dubus
J'ai donc décidé de faire un retour aux sources en suivant une formation savonnerie avec Franck Dubus. J'ai été formée par lui à la cosmétique naturelle, il y a trois ans. Je savais que j'étais entre de bonnes mains pour découvrir de nouvelles pratiques ! Quand même, il est rien de moins qu'un pharmacien, qui a suivi depuis plus de 15 ans la route du naturel, écrit quelques bouquins sur les plantes, les HE. Il est formateur sur le sujet depuis plusieurs années. Franck est aussi, et c'est tant mieux, puriste. Nous avons travaillé des matières souvent biologiques, de bonne qualité. Un petit plus pour le côté éthique, avec l'absence d'huile de palme dans les recettes, la nourriture bio et végétarienne (absolument délicieuse, MERCI Julie !!).

Maintenant que les présentations sont faites, je vous propose un bref résumé de la formation en savonnerie artisanale :

je suis donc arrivée à Die, après plusieurs heures de train dans les pattes. Contente d'arriver et d'être accueillie !

L'abbaye
Le stage va durer 3 jours et se passe dans un lieu particulier : l'Abbaye de Valcroissant. C'est une ancienne abbaye qui a été transformée il y a quelques années en gite et ferme. De quoi dormir, manger et se former ! C'est en plus un lieu chargé, de vieilles pierres du 12 ème siècle, au milieu des montagnes ! Superbe !!

Vue sur les montagnes
En arrivant, j'ai la chance de retrouver, par hasard, Hélène, qui a suivie la formation cosmétique il y a 3 ans. Belle surprise, d'autant que nous avions bien rigolé à l'époque ! Il est déjà tard...vite au lit !

Lendemain matin, les autres participants arrivent un à un. Nous serons 12 participants au total. J'ai bien aimé la variété des profils ou des motivations : futurs savonniers, porteurs de projets d'ateliers, agriculteur bio, distillateur d'huile essentielle, producteur d'huile d'olive du Maroc, et une même une productrice de lait d'ânesse !

Première matinée, de la théorie :
  •  nous avons eu un topo complet sur les exigences en terme de sécurité : du masque à gaz au masque de pompier, en passant par la blouse épaisse de labo... Nous voilà tout beaux ! C'est contraignant, mais nécessaire : nous allons manipuler de la soude en évaporation, et nous sommes nombreux à manipuler !
  • Après ce long (et nécessaire) préambule, nous avons les premières infos sur la réalisation d'un savon. Les questions fusent : 12 cerveaux très motivés en ébullition. J'admire Franck et sa capacité à répondre de manière très posée à chacun. Il gère son auditoire dissipé d'une main de maître : « juste en se taisant pour obtenir le silence... et ça marche », me faisait remarquer Marie Pierre.

Après cette bonne mise en bouche, sans pause, (nous étions trop concentrés, le temps a filé), le repas !

Pour mémoire : lasagnes au potimarron, salade. Julie, la recette, pleeeaasse !

L'après midi, nous avons continué un peu de théorie, puis nous avons réalisé le premier savon de la formation : un savon doux pour toute la famille. La technique nous permet de mettre en œuvre la dilution de soude dans l'eau. Une pièce (magistrale) est dédiée à cet effet. Munis de nos masques, nous avons tous assurés !




Repas / repose bien mérité ! Au menu : potage, cake aux olives – poireaux – champignons. Dessert : crème de tofu soyeux chocolat / HE orange douce

Et ce n'est pas finit : nous avons passé la soirée à découvrir les secrets du parfum dans le savon, avec tests au huiles essentielles.

Jour 2 – matin :

Nous avons écouté un peu de théorie sur la saponification, les calculs de soude avec les indices de saponification, surgraissage, choix du pourcentage d'eau... J'ai tout compris ! Chaque étape a été donnée, pas à pas. Ça a permis de rendre cette partie qui me semblait compliquée très accessible et digeste ! A présent, nous sommes capables de calculer nos dosages d'huile, de soude, le tout avec la calculatrice ! Oui, oui, sans les calculateurs automatiques du net ! Trop fière !

L'après midi, nous avons fabriqué une barre à shampoing. Je ne pensais pas que c'était réalisable rien qu'avec le mélange huile/soude. Mais, finalement, en connaissant le pouvoir lavant, moussant, décapant de chaque huile, c'est tout à fait réalisable !

Nous avons obtenus de beaux shampoings solides.


Le soir, j'avoue que la fatigue m'a gagné... Nous avons travaillé jusque 23h sur la réglementation.

Dimanche... je suis loin d'être en forme olympique, mais contente d'être là, alors ça va ; )

Nous avons finalisé notre travail théorique , le matin, en découvrant les indices INS et d'iode dans le savon. Ça y est, la saponification à froid n'a plus de secrets pour moi... bon, il va falloir que je m'entraine, repotasse mes cours, mais j'ai bien avancé dans mes savoirs : objectif atteint !

Fin de matinée, nous avons réalisé un savon au miel, dont Hélène et moi avons composé le parfum HE au, validé par le chef, Franck. J'espère qu'il plaira !

Repas
 

L'après midi, nous bénéficions une brève théorie sur la décoration des savons (funelle, one pot, marbrage...). Nous avons finit en beauté, en créant un savon au lait d'ânesse (merci Marine qui nous en a rapporté, fraichement tiré de sa propre production).

Marbrage one pot réalisé par Jacques et Bénédicte
Nous avions, aussi, pour ce dimanche, la liberté de choisir notre déco. J'étais en binôme avec Hélène et nous avons bien travaillé : un savon marbré bleu/crème. J'espère qu'il supportera la balade en train... Nous verrons.
Savon prêt à voyager !

Je suis ravie (et fatiguée par ce rythme soutenu) du stage savonnerie, d'avoir appris plein de nouvelles choses, rencontré de nouvelles personnes passionnées, passionnantes ! J'espère que nous auront l'occasion, les uns, les autres, d'échanger nos pratiques, savoir-faire ?!


mercredi 11 avril 2012

J'ai suivi la formation "Cosmétique naturelle pour les pro" d'IPAL

Comme je vous l'évoquais lors d'un précédent post, j'ai passé mon WE de Pâques sur Paris, en formation Cosméto. 
 
Plantage de décor : arrivée sur le lieu de formation, juste dans le célèbre Institut Pigier, dans le 14ème arrondissement... Je m'attendais, vu le lieu, à voir débarquer des esthéticiennes, mais non. 
 

[Petite aparté] Pourtant, les esthéticiennes, dont les douces mains baignent à longueur de journée dans des produits cosmétiques douteux, vraisemblablement néfastes pour leur santé à long terme, devraient se pencher sérieusement sur des alternatives plus naturelles... Enfin, cela n'engage que moi !

Voici un joli groupe de 8 personnes (Ingrid, Florence, 2 Catherine, Magali, Sarah, Anne et moi), en provenance de la France entière : de la Bretagne, en passant par Perpignan, ou encore l'Est... Les quatre coins de la France sont représentés !

Christine, test de texture



Nous étions donc des femmes de tout horizon, la plupart en projet à plus ou moins long terme. La richesse était de se retrouver entre porteuses de projets autour d'ateliers cosméto, revente de produits cosmétique ou encore, lieux dédiés au naturel, bref, animées par des passions communes.

Christine Chostakoff, la formatrice, nous accueille avec convivialité, sourire jusqu'aux oreilles ! Elle peut se vanter d'un beau cursus professionnel de plus de 15 ans à baigner dans la cosmétique : d'esthéticienne à ses débuts, elle a évolué vers la formulation ou analyse moléculaire de crème en laboratoires réputés. Elle s'est dirigé ces dernières années vers la formation, l'aromatologie pour bénéficier de plus de liberté dans les formulations, pour le côté ludique de la cosmétique naturelle. J'espère, Christine, ne pas me tromper sur ton cursus ??!


Au menu (très condensé) de ces 3 jours de formation : nous avons patouillé 6 produits : un gel douche, une crème hydratante, une eau de toilette, une lotion micellaire, une huile de massage, un baume à lèvres. Chacun de ces produit nous permettait de découvrir des techniques spécifiques de fabrication (lotions, gélifiant, émulsion...), de faire des zooms particuliers sur des ingrédients. Nous avons donc vu en détail les tensio-actifs, les émulsifiants, les conservateurs... la réglementation en cosmétique naturelle, des essais de textures avec de huiles végétale, certains ingrédients comme la glycérine.



J'ai aimé :
  • les échanges riches et poussés dans les réflexions, trituration de cerveaux passionnés ;
  • Trituration de cerveau !
    découvrir le pourquoi du comment des tensio-actifs, émulsifiants et autre ingrédients techniques ;
  • patouiller de nouveaux produits qui ouvrent encore le champs des possibles dans les recettes testée, à refaire ;
  • l'humour et dynamisme de Christine ; sa délicatesse (petites douceurs et cafés pour nos papilles)
  • le quartier sympa et bien desservit en transports

J'ai moins aimé :

  • la salle dépourvues de lumière du jour. Les néons... pas très naturel ; )
  • une présentation parfois un peu trop chimique, moléculaire des ingrédients. Intéressant, mais j'attendais peut-être une approche plus pratico-pratique, plus concrète comme des formulations types selon les textures, par exemple.

En tout cas, merci aux copines d'avoir apporté à cette formation de riches échanges, des prises de têtes qui font avancer, et rire aussi !

On se retrouve dans quelques semaines pour le niveau 2 ?!



Animation "ménage au naturel" - France 3, janvier 2014

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